31 astuces pour être le champion de la perfusion

18 réponses

  1. Fesquet dit :

    Personnellement je mets toujours le garrot au niveau de l’humérus, le blocage du retour veineux est plus efficace par la présence d’un seul os contrairement à l’avant bras !

  2. Jacques dit :

    Très bon article.
    Tout ces conseils sont judicieux et utiles au quotidien.
    Le mien c’est : l’installation.
    Je m’assois ( si possible ) , bras en déclive.
    Je prends mon temps.
    Pour le reste tout est dans l’article.

  3. Débo dit :

    Il faut éviter la veine de l’anesthésiste. Plusieurs études ont montré de réelles douleurs neuropathiques iatrogènes à posteriori, douleurs ou paresthésies qui durent parfois des mois, des années. …. à ne piquer qu’en dernier recours et à retirer dès que possible 🙂

    • MB dit :

      Bonjour, tout à fait d’accord, il y a les fibres sensitives du nerf radial qui passent à ce niveau avec un gros risque de lésion, donc à éviter au maximum! Moi je me bats pour qu’on arrête de l’appeler « la veine de l’anesthésiste »… (je l’appelle « la veine des sages femmes »… autre débat!! ;-))

  4. wazagreg dit :

    – La meilleure astuce pour apprendre à piquer comme un pro (ce qui est LA chose à savoir faire à coups sur si tu es anesth’ car cela sauvera tôt ou tard un patient en détresse au fin fond d’un couloir) : tu vas en clinique, tu perfuses TOUS tes patients qui arrivent salle de bloc, à raison d’un bonne quinzaine minimum tous les jours , au bout de 4 rempla’ de deux semaines, tu ne peux plus être nul (ou alors, il faut changer de métier) : tu te mets alors en pédiatrie, la meilleure école pour apprendre à perfuser je trouve (et de loin) pendant quelques semaines aussi, de préférence sur des gamins entre 6 mois et 3 ans sous AG. Après ça, si tu es toujours nul en perf, bah faut faire radiologue… 😉

    – Dans les cas extrêmes (patients imperfusables , quand tout le monde a essayé plusieurs fois et qu’il n’y a pas moyen mais que le patient est à jeun à faible risque de reflux), tu peux aussi utiliser directement le Sévo : sous ag-sévo, les perf gonflent souvent assez vite (effet bien connu pour les enfants) : ça permet souvent d’éviter au patient une longue séance « d’accuponcture » douloureuse et anxiogène et dont il gardera longtemps un horrible souvenir (parfois plus mal vécu que l’opération en elle même !!) .

    – Autre astuce à ne pas négliger : savoir écouter son patient : ça parait con à dire et c’est souvent énervant pour un anesth’ expérimenté de s’entendre dire par le patient lui même en mettant le garrot : « non docteur, pas de ce côté là ; on me pique toujours de l’autre côté d’habitude », mais force est de constater que le patient se connait mieux que personne, et qu’il a très souvent RAISON !!!! Donc moi je demande souvent aux patients « difficiles » de quel côté on arrive à les piquer d’habitude, et je commence par là !!

    – Dernières astuces de taille (et que l’on apprend vite en pédiatrie) : sur les enfants et les patients qui semblent « durs à piquer » :
    – toujours faire sortir le chirurgien qui trépigne en salle et qui te regarde avec insistance pendant que tu sors tes aiguilles de perf (ou lui demander carrément d’essayer de piquer aussi, histoire de « se rendre utile », ce qui le fera vite sortir de salle et aller patienter autre part) ,
    – prendre un petit tabouret pour s’assoir et se mettre a la bonne hauteur, confortablement et avec tout à portée de main (et une lumière adéquate) pour piquer : on ne peut pas piquer correctement en ayant soi-même le « dos cassé en deux » et en étant « pressé de finir » parce qu’en position chiante pour le faire ! 😉

    voili ! Bonne continuation comme on dit dans les restau’ !!! 🙂

  5. greg dit :

    oups… erreur ligne 10 de ma réponse précédente : lire, « les VEINES gonflent souvent assez vite ».. et pas les « perf gonflent »… lapsus révélateur , je m’imaginais en train de poser une perf compliquée sous sevo ! 😉

  6. Anonyme dit :

    merci cest tres interessant

  7. nadiya dit :

    bonsoir
    j ai une question je ne suis pas une super technicienne de pose de vvp : aujourdhui j ai perfusé un patient sur la face interne de l avant bras (j avais un reflux, pas de signe d’inflammation et le patient n avais pas mal, mon débit passé normalement) mais au moment du retrait du KT le patient n’a pa comprimé assez longtemps, sauf qu’au moment ou j ai voulu comprimer et stopper le saignement j ai vu que ca avait gonflé comme quand on est pas dans la veine et que ca « claque » et ca à fait un hématome le long du trajet du kt ? je n’ai pas pu m expliquer ce « ratage » je stress !

  8. Anonyme dit :

    Tres bénéfique l article

  9. Maq/as geria dit :

    Petite question… Sur site de la perf pour une opération. Lendemain rougeur et léger gonflement le long de la veine. Dois je m’inquiéter ??

  10. Assec Jean-Luc dit :

    Le coup de courber l’aiguille sur un plan dur c’est une blague ou bien ?

  11. tipaza1 dit :

    très intéressent ,merci bcp

  12. Abdourahim dit :

    Merci infiniment pour tout ces détails.C’est bien beau d’avoir la théorie des choses,mais la pratique,c’est une autre réalité.Etre meilleur pour toute circonstance de perfusion,c’est de ne pas stresser.

  13. Emmanuelle dit :

    Les petites questions pour détourner l’attention… ma préférée : Combien de cafés mettez-vous dans votre sucre ?
    Le temps que le patient réfléchisse au fait que je viens de lui poser une question futile et à l’envers, le cathé est déjà posé !

  14. Boukari dit :

    Merci beaucoup pour les conseils. Ça va vraiment m’aider particulièrement

  15. got dit :

    Bonjour je suis aide soignant de nuit quand j’arrive dans la chambre la perfusion est déjà posée mais elle ne diffuse pas que faire pour qu’elle diffuse ?

  16. Guyom dit :

    Merci pour toutes ces infos, cela aide pour les revisions.

  17. Hélène dit :

    Je suis infirmière en perfusion proche de la retraite:
    J’ai une approche personnalisée sachant que je perfuse les memes patients sur une base régulière. Je tiens compte de nombreux facteurs (age, sexe, état de santé général, état de la peau, sensibilité..) Je privilégie le moins invasif dans le choix d’un cathéter car il s’agit d’une thérapie intraveineux d’une heure ou deux, donc #24 suffit meme si j’ai de superbes veines pour un #22. Le produit que j’administre est un agent immunosuppresseur, je ne pratique pas la prise de sang via le catheter #22. Ma priorité est d’assurer ma perfusion et si j’ai une prise de sang à effectuer, je prends aiguille vacuitainer et barillet standard et je prélève sur l’autre membre ou juste sous le site où je prévois l’installation de mon catheter si je n’ai pas d’autre choix.
    Je sais que certains collèges ne se cassent pas la tete et installent d’emblée un catheter #22 meme s’ils doivent se reprendre à plusieurs tentatives pour y parvenir, leur seul argument:
     » je suis à l’aise avec une #22 point barre…ou c’est plus vite fait si j’ai une prise de sang à faire…et de toute façon je ne vois pas de différence avec une #24…’
    Notre pire ennemi c’est nous-meme.L’ignorance volontaire, la fermeture, le manque d’humilité, le manque d’observation ou le simple fait de se refuser le temps qu’il faut prendre pour maximiser toutes les chances de réussir un acte médical en une seule tentative par respect du patient , de la profession et de soi-meme, …..ne font que des professionnels médiocres qui le resteront. et des patients anxieux qui le resteront.

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