Controverses autour de l’Induction en Séquence Rapide : La manoeuvre de Sellick

14 réponses

  1. nfkb (@nfkb) dit :

    Hello,

    merci pour cette vision historique exhaustive !

    Moi je ne fais pas de Sellick.

    Après il y a des situations à très haut risques de régurgitations où c’est vraiment difficile : http://www.nfkb0.com/2014/04/18/emergency-intubation-in-the-surgery-ward/

    Tu as peut-être regarder la vidéo de la présentation du génialissime Pr Veyckemans qui a été partagé dans les commentaires de ce billet ^^ elle est vraiment super.

    Moi qui travaille dans un hôpital où il y a de l’endocrino et de la chirurgie viscérale (dont bariatrique) à gogo, je trouve quand même que l’incidence de l’inhalation est plus élevée que dans les études citées (j’en ai vu plusieurs et je n’ai pas endormi 40 000 patients) Je n’aime donc pas trop cet argument statistique surtout que même si très rare, je sais que des patients sont morts d’une pneumonie d’inhalation.

    Enfin je crois que les suisses, les allemands et les autrichiens ont aussi révisé leurs recommandations pour l’intubation en séquence rapide.

    bye

    PS il est temps que tu cicatrices, j’ai trop de lecture quotidienne, je n’arrive pas à suivre !

  2. Aruden dit :

    Merci pour le lien, il me semble que j’avais déja lu ton billet, mais je n’avais pas vu le podcast, je le regarde aujourd’hui quand je vais avoir le temps!

    En effet les patients de bariatrique sont particulièrement à risque, surtout les reprises de Bypass ou de Sleeve, j’en ai vu quelqu’un ou ca s’est mal passé. La je pense qu’en effet elle a un intérêt mais comme tu l’ecris dans ton billet il faut les plomber pour pas qu’il n’y ait de vomissements actifs au moment de la laryngo. Pareil pour les curares, une bonne dose! je rappelle que la Succinylcholine c’est POIDS REEL chez l’obèse du fait de l’augmentation du volume extracellulaire et de l’activité des pseudocholinestérases.
    Ensuite il faut choisir balance bénéfice/risque : Se faciliter l’intubation ( donc pas de Sellick, l’assistant près à passer l’Eischmann ou la sonde d’aspi ) ou éviter la regurgitation.
    Moi je sais pas faire la Sellick, je sais pas combien de force je met à chaque fois, donc je préfère m’assurer l’intubation chez ces patients à risque d’IOT difficile.
    Il y a des moyens annexes comme tu le décrit dans ton billet : erythro …, primpéran qui a montré qu’il augmente la tonicité du sphincter inférieur de l’oesophage.

    C’est comme tout, on doit faire ce qu’on sait faire, moi je sais pas faire la Sellick correctement ( même si je pourrai m’entrainer ), après en effet cela dépend des patients : Peut être que quand je serai tout seul devant une reprise de Bypass septique je changerai d’avis 😉

  3. P.S. dit :

    Quelques regrets quant à la biblio exclusivement anglo saxonne alors que cette controverse est réguliérement entendue en France et que les « papiers » français existent, notamment par le biais de l’excellent Pr. Adent (APHP).

    A noter que ce sujet de la controverse sur la Sellick est au programme de la formation continue organisée par l’école d’IADE de la Pitié – Salpêtriére (APHP) ; formation (DPC) à destination des IADE.

    • Aruden dit :

      Merci pour votre commentaire. Oui en effet ce sujet est régulièrement remis au goüt du jour, probablement parce que le débat est toujours d’actualité, sinon plus personne n’en parlerai…
      Je ne connais pas le Pr Adent, par contre je connais le Pr Adnet de l’Hopital D’Avicenne. Son sujet concerne plutôt la sédation dans le cadre de l’urgence et les drogues utilisées pour l’induction en séquence rapide. Il a participé à la réactualisation SFAR 2010 sur les RFE de 1999 concernant la sédation et l’analgésie en structure d’urgence ou…la pression cricoïdienne est recommandée dans le protocole d’ISR. Mais si vous avez un article dans lequel il parle de la Sellick je serai ravi que vous la partagiez.
      Je rappelle que ce billet concerne uniquement la controverse autour de la pression cricoïdienne, il sera suivi par une 2e et 3e partie ou je traiterai des autres questions concernant la place des morphiniques et les indications de l’ISR.

  4. Anonyme dit :

    Bonjour
    Je suis un vieux EIADE de 46 ans en 1 ère année et merci pour ce blog sympa visuellement et riches d’enseignements pour ma pauvre tête !! :-))
    Je vais le consulter assidûment !

    Fabien

  5. Aruden dit :

    Merci pour ton commentaire ! J’espère que tu y trouveras des informations utiles à ta formation et des réponses aux questions que tu peux te poser!

    Bonne lecture! 🙂

  6. greg dit :

    Moi, le sellick en situation de haut risque, il me sert surtout à augmenter au maxi le niveau de concentration de mon IADE et d’obliger la panseuse à rester en salle au moment de l’intubation ce qui me fait 4 bras de plus autour de moi (car si mon IADE est à la gorge, qui va tenir le mandrin et l’aspi ??? ). Bref,  » Plus on est de bras, plus y’a de chocolat  » et ça, c’est beaucoup plus important que le sellick je pense… 😉

  7. Vincent dit :

    Sinon, la sonde d’IOT dans l’œsophage, ça marche bien, mais uniquement si c’est pour se donner le temps de vider l’estomac… Parce qu’évidement le ballonnet ne va pas se plaquer sur des surfaces rigides comme dans la trachée.

  8. Juanito dit :

    Hello,

    Je fais renaître ce vieux topic car je me pose une question « annexe » concernant l’ISR.
    Que penses-tu des patients estomac plein (type occlusion grêle) ayant eu une sonde naso-gastrique posée en pré-op par l’équipe des urgences ? La retire-tu avant l’induction (après avoir aspiré dedans) ou la laisses-tu en place ?
    J’ai tenté de faire de la bliblio la dessus mais 1) je ne trouve pas grand chose, 2) certains disent de la retirer (béance cardiale), 3) certains disent de la laisser en aspi et de faire une Sellick (cf l’article de Salem dans Anesthesio en ’85).

  9. Anonyme dit :

    J’ai eu un incident traumatisant la semaine dernière,patiente proposée pour exploration sous coelio d’une fistule biliaire dirigée, a dit le chirurgien. Il insiste bien qu’elle n’est pas en péritonite biliaire. La patiente n’a pas présenté des vomissements au service, et n’a aucun signe de péritonite. Elle inhale dès la fin de l’induction, SDRA foudroyant, décède au bout de heures en réa.
    Les reco SFAR que disent en matière de Sellick? C’est recommandé, fortement recommandée ou laissée à la discrétion de l’anesthésiste?

  1. 15/11/2014

    […] la série d’articles sur l’induction en séquence rapide, qui fait suite à mon billet sur la manœuvre de sellick. Cette partie concerne l’usage des morphiniques, notamment l’alfentanil et le rémifentanil, au […]

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