Comment rendre son patient heureux et confortable sans hypno/keta?

23 réponses

  1. Crea Henry Marie dit :

    Bonjour je suis Marie IADE et je pratique l’hypnose conversationnelle. C’est un réel benefice pour le patient. Diminution du stress, des doses des drogues d’anesthésie, réveil calme et serein…c’est vraiment super.!

    • Edvard dit :

      Merci pour ton témoignage Marie. En effet les réveils sont plus calmes et on a l’impression d’utiliser moins d’hypnotiques. Et puis c’est gratifiant de voir un patient heureux et qui vous remercie!

    • Anonyme dit :

      Je crois que l’on bossait ensemble en ortho au CHU (sylvie vinciarelli)
      Ca me ferait plaisir de communiquer avec toi.Je bosse à Epinal.

      FB ou mail(alain.vinciarelli@cgetel.net)

  2. Erwan dit :

    C’est marrant lors de nos études (IDE) ont nous apprend à prévenir le patient avant de piquer alors qu’il est plus intéressent de le distraire comme vous le suggérez.

    • Edvard dit :

      Salut Erwan,

      Ce qu’on vous apprend part d’un bon sentiment : il faut prévenir le patient avant de lui faire quoi que ce soit, l’informer etc….parce qu’on a peur qu’il soit surpris et mécontent si on ne le fait pas.
      De toute façon les patients sont informés en amont: ils savent qu’on va leur mettre une perfusion, qu’on va faire la rachianesthésie etc….
      L’important est de discuter avec eux et les faire focaliser sur leur souvenir ou sur l’imaginaire, ex: si je te pose des questions très détaillées sur un voyage que t’as fait dont tu as un souvenir extraordinaire, plus la question sera précise (ex: de quelles couleurs étaient les rochers sur la plage ) plus tu vas partir dans tes souvenirs a tel point que t’auras l’impression d’y être. Ta focalisation ne sera plus sur ce qu’il se passe dans la salle, mais sur ce que t’as vu comme rochers sur cette plage.
      Bien entendu, on n’est pas obligé de faire ça chez tout le monde. Certains patients arrivent en « conscience critique » c’est à dire toutafait zen, détendu, ils font des petites blagues, rigolent et discutent avec le personnel = ces patients ne vont pas tellement bénéficier de l’hypnose car ils n’en ont pas besoin = ils savent ce qu’il les attend, ils sont parfaitement au clair avec ça et « y a plus qu’à ».
      L’hypnose fonctionne très bien sur les patients stressés, anxieux qui sont en « transe négative » dans le couloir, en train d’attendre d’être installé. On le voit, ils ont les yeux écarquillés, regardent à gauche, à droite, en haut, ils ont l’air un peu paniqué. L’hypnose conversationnelle va donc être un outil efficace pour les ramener dans le « ici et maintenant » = conscience critique, puis les amener dans leurs souvenirs agréables « transe positive ».

  3. Pépé dit :

    On peut montrer toutes les vidéos que l’on veut aux décideurs…. L’hypnose n’est pas écrit dans les grilles de certification de l’HAS et aucun patient ne porte plainte quand il a eu des soins désagréable.

    Donc nos décideurs resteront le nez dans ce qui est obligatoire ou qui peut être puni.

    Et si tu leur parles d’hypnose (par exemple), ils te répondent qu’en regardant le tableau Excel des RH ; ça va pas être possible ; et Excel ne se trompe jamais…

    Mais on va essayer quand même 😉

  4. Fabienne dit :

    Merci Edvard d’insister sur cet aspect tellement important de la communication avec le patient à un moment stressant de sa vie (le passage dans un bloc opératoire). Je suis personnellement sensibilisée au sujet étant passée plusieurs fois de l’autre côté (en tant que patiente). J’ai fait la formation à la communication thérapeutique à Rennes et insiste tous les jours auprès des internes et Iades que je forme, sur l’interdiction de prononcer les mots « piquer », « froid », « douleur ».
    Malheureusement, notre travail au bloc opératoire est un travail en équipe et tous les jours, je suis confrontée à des éléments perturbateurs de la PEC positive : un brancardier qui « rassure » : vous n’allez pas tomber, bon courage ; la panseuse qui prévient que la plaque va être très froide alors que la Bairhugger a enveloppé le patient dans un cocon protecteur; une IDE qui réveille un patient visiblement confortable en SSPI en demandant : vous avez mal?… Certains jours, je n’ai plus envie de me battre contre ces éléments parasites et négatifs qui interfèrent dans un essai de PEC rassurante et positive.

    • Edvard dit :

      Merci pour ton commentaire Fabienne.
      En effet c’est très frustrant d’essayer d’amélioration la communication avec le patient et de faire la conversation hypnotique quand les autres n’y adhèrent pas ou nous « cassent » notre ambiance.
      C’est pourquoi l’hypnose est en général un projet de service ou tout le monde doit y être au moins sensibilisé.
      Pour ma part, je montre ces 2 vidéos au maximum de personnes pour qu’elles se rendent compte. Je commence déjà à voir quelques changements de comportements parmi les IADEs surtout ainsi que mes collègues MAR et les IBODEs. Mais c’est une « bataille » constante pour garder cet esprit positif au sein du bloc opératoire. Il faut y aller par étape : au lieu de leur demander d’emblée d’avoir une conversation positive, il faut déjà informer les autres acteurs du bloc opératoire sur la nécessité de s’intéresser au patient et de communiquer avec lui sur des sujets n’ayant absolument rien à voir avec ce pourquoi il est là (ex: vous habitez ou? vous avez un jardin? vous avez des enfants? etc…..). Ensuite il faut cibler les différents acteurs du bloc et leur donner des phrases à modifier, phrases que ces personnes utilisent fréquemment (ex: expliquer à l’IBODE qu’il ne faut plus dire « je vais vous mettre une plaque, ça va être froid » ou à l’IADE de ne plus dire « je vais piquer » etc…)
      Ca se fait par étapes. Bien sur il y a aussi les éléments qui ne dépendent pas de nous ex: le brancardier en retard, le chirurgien de mauvais poil ou en retard, les annulations, les problèmes de matériel etc…. Pour pouvoir faire de l’hypnose il faut avoir une logistique et une organisation parfaite et étudiée pour (c’est pourquoi on fait plus facilement de l’hypnose en clinique qu’en CHU….)

  5. EURIAT Candice dit :

    Bonjour,
    IADE dans un CHU je pratique cette hypnose conversationnelle tous les jours et vraiment j’y voit un réel bénéfice pour mes patients. Juste un petit truc qui ne fait pas adhérer les gens mais qui permet qu’ils parlent moins fort (pour ne pas dire autre chose) lors de l’induction. Je me penche à l’oreille de mon patient et je lui parle tout doucement soit sur un sujet de son choix soit « vous aller vous sentir planer c’est très agréable laisser vous aller »… Ceci permet 2 choses : -le patient ne se concentre que sur ta voix pour entendre ce que tu dis et occulte le bruit dans la salle – les gens se taisent ou font moins de bruit car ils sont curieux de savoir ce que tu lui racontes.
    Un second petit truc car rappelons que pour tous les patients (ou presque) c’est la même chose: ils ont peur de ne pas se réveiller. Quand je les endors je leur dis toujours « on se revoit tout à l’heure en salle de réveil »; inconsciemment ça leur permet de garder un lien avec nous et d’être sûrs qu’ils vont se réveiller.
    En tous cas ton article est vraiment génial et j’espère qu’il fera changer d’avis beaucoup de monde! Merci beaucoup!

  6. severine dit :

    C’est super rassurant et humainement confirmant de vous lire, vous les pros de la santé avec de telles préoccupations et actions concrètes. Merci à vous, si un jour je dois vivre une expérience de bloc, je croise fort les doigts pour tomber sur des gens super comme vous!!!! en attendant merci pour les autres!!! Lachez rien vous êtes précieux(ses)!!

  7. Ludo dit :

    Très bonne vidéo. J’ai toujours des difficultés avec le fait de ne pas dire quand je vais faire mal. Certains médecins qui sortent des formations hypnoses sont carrément passé à ne rien dire ce que je considère comme très mauvais. Ne pensez-vous pas que des déviances sont possibles de la part de médecins ou infirmiers? Les moins empathes de mes collègues sont-ils les plus à mêmes à faire de l’hypnose conversationnelle?

    • Edvard dit :

      Tout d’abord, nous sommes des professionnels de santé, si nous avons fait ce métier, c’est que nous avons un minimum d’empathie pour autrui. Tout le monde peut faire de l’hypnose conversationnelle a des degrés divers. Bien sûr il existe toujours des exceptions, des personnes n’ayant aucune empathie et qui travaillent quand même dans le milieu de la santé. Pour ceux là, ca ne sert à rien de se battre.
      Ensuite, bien sûr la dérive est de ne plus rien dire. Vos collègues en sont encore à la phase d’apprentissage et des test (moi aussi d’ailleurs). Il est facile de se dire qu’il ne faut plus rien dire, mais comme vous je considère que c’est néfaste au bien être du patient.
      Prenons l’exemple de l’injection de propofol : en général on entend dire « ca va faire un peu mal » ou « ca va brûler un peu mais c’est normal ». On est tous d’accord pour dire que c’est une mauvaise approche à avoir. L’opposé est également à éviter : ne rien dire du tout au moment de l’injection de propofol peut être source d’angoisse pour le patient. Si personne ne dit rien et que le patient a mal, il va se demander : »pourquoi ca fait mal? » « la perfusion passe pas? » « ils ont injecté le mauvais produit etc….. » Dans le sens inverse c’est vrai aussi, si on veut prévenir le patient que ca va faire mal et qu’il ne sent rien du tout il va se demander pourquoi il a pas eu mal –> le produit n’a pas fait effet = l’anesthésie ne va pas marcher.
      Mon approche personnelle consiste à faire du « floutage de gueule » comme je l’ai appris = suggérer au patient qu’il va peut être sentir qqchose ou peut être pas = faire de la confusion
      ex : « vous allez peut être sentir un peu de chaleur agréable dans le bras, ou dans la jambe, ou dans le ventre, ou peut être au niveau du visage ou peut être pas…. » –> ca lui suggère que si il sent qqchose, c’est normal, si il sent rien c’est normal aussi. A noter que je dis chaleur et non pas brûlure ou picotement
      Ca peut s’appliquer à plein d’autres situations.

  8. ACT dit :

    Bonjour, votre article est super, ces vidéos méritent d’etre diffusées en formation initiale auprès de tous les futurs professionnels de santé ! Je diffuserai !

  9. Bonjour, cet article est (comme ceux que vous avez déjà mis en ligne) est passionnant et me fait beaucoup réfléchir à ma propre pratique en tant qu’IDE en réanimation. N’ayant pas eu de formation de ce type j’ai plutôt l’habitude, suite à ce que j’ai appris pendant mes études, de prévoir le patient de manière « négative » en lui disant qu’il risque d’avoir mal etc etc. Je croyais bien faire, car c’est préférable à ne pas avertir du tout et à surprendre douloureusement la personne, mais la méthode que vous développez ici contribue certainement bien plus à la relaxation, et donc au confort du patient.

    • Pardon pour les coquilles, je voulais dire « prévenir » et non « prévoir ».

    • LeGazier dit :

      Bonjour Olivia, merci pour ton commentaire. En effet c’est la formation qu’on a tous eut de prévenir les sensations « négatives ». Il suffit d’une simple formation de quelques heures pour apprendre à faire l’inverse avec de la conversation hypnotique.
      Ceci devrait être intégré à nos formations d’IADEs et d’anesthésiste-réanimateurs.

  10. Virot Claude dit :

    Bonjour,

    En surfant sur internet, je découvre ce papier simple et efficace sur l’hypnose, la communication.

    Chacune de ces intiiatives favorise la création d’un climat nouveau dans lequel ces stratégies si favorables pour les patients deviennent naturelles.

    A suivre et poursuivre

    Dr Claude Virot, directeur Emergences.

    Ps : je ne sais pas si vous avez été formé avec notre équipe d’Emergences,? Si oui, c’est un beau témoignage de la qualité de nos formations. Si non, c’est un beau témoignage de la qualité de l’enseignement que vous avez reçu.

    • Edvard dit :

      Merci pour votre commentaire. En effet j’ai été formé par l’équipe d’Emergences. J’essaie par l’intermédiaire de mon blog de transmettre une partie de ce que j’ai pu apprendre, même si la pratique reste le seul moyen d’apprendre et de se familiariser à l’hypnose.

  11. Sveta Soumsa dit :

    Oh la la! Si j’avais été le patient dans la première vidéo je crois que je me serais levée en disant « merci, mais ma hernie en fin de compte je vais la garder! » C’est l’angoisse totale!!!
    Ce n’est pas aussi oppressant en réalité, si?
    Je suis étudiante IADE et j’ai beaucoup de mal à faire coopérer les collègues quand je suis en stage… Ils ont leurs habitudes ce qui est normal et j’ai les miennes, j’essaie de me mettre dans les meilleures conditions parce que je suis parasitée moi-même par les bruits et l’environnement… Mais ce n’est pas toujours facile!
    Lors de mon dernier stage d’ailleurs, (dernier jour et dernière induction pour moi), on avait le temps j’ai papoté tranquillement avec la patiente, elle se voyait sur les plages de Guadeloupe avec sa petite famille. Je me suis dit chouette, ça va être top je sens qu’elle se détend…Et bien ç’a été l’une de mes pires inductions, c’est parti en vrille pour une histoire perfusion que personne n’a réussi à poser sauf le MAR avec un peu de Sévo, il braillait déjà en rentrant en salle parce qu’on était trop lents (l’IADE et moi, mais surtout moi) la dame se déperfuse parce qu’elle se réveille en toussant car plus de Sévo, du sang partout, le MAR qui insulte tout le monde: la grosse cagade! Bon je passe les détails mais c’est vite devenu l’enfer.
    Je suis partie de là la boule au ventre…!
    Je partage avec mes collègues de promo! Ce blog est top, merci!

  12. Pauline Vander Cruyssen dit :

    Bonjour, dans le cadre de mon mémoire de fin d’études je recherche des IDE pratiquant la communication thérapeutique, l’hypnose conversationnelle lors d’un soin en service ayant pour but de diminuer la douleur induite, afin de pouvoir répondre à mes questions
    Pouvez vous me contacter par mail : pauline.vandercruyssen@yahoo.fr Merci d’avance

  13. Anonyme dit :

    Bonjour,
    Super ces supports vidéos
    Je suis IADE et pratique l’hypnose au bloc op et en consultation dl j’ai utilisé ces superbes vidéos pour faire une présentation aux équipes
    Elles sont vraiment parlantes….
    Merci pour ce chouette travail

  14. AID Dalila dit :

    bonjour, je suis actuellement en formation IBODE et mon mémoire serait la communication thérapeutique et son impact sur le personnel. pouvez vous me contacter afin qu’on puisse échanger.
    si des IDES peuvent me donner leur ressenti par rapport à la pratique de la communication thérapeutique au bloc
    cordialement
    dali.dalou@live.fr

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.