La Gazette du Gazier : Août 2015

7 réponses

  1. nfkb (@nfkb) dit :

    concernant la nutrition en réanimation, c’est vraiment compliqué… tous les ans nous avons le droit à une étude pour dire une chose puis une autre qui part dans une autre direction.

    Mon credo c’est que la nutrition doit être une préoccupation quotidienne en réa. Nous devons y penser (le fameux FAST HUG). Mais y penser, ça n’est pas forcément l’administrer. Je pense qu’il est par exemple délétère de mettre ou d’ajouter une parentérale pour avoir des apports caloriques à la cible.

    Je pense encore qu’à la phase immédiate, l’apport d’énergie n’est pas important. Rapidement ensuite, un apport minimal me parait intéressant en entéral. Au bout d’une semaine, le patient doit aller mieux et la nutrition devient moins compliqué, sinon c’st une autre histoire.

    http://www.nfkb0.com/2010/12/07/nutrition-artificielle/

    • lebibou dit :

      Il n’y a pas genre un papier du NEJM qui dit que le fait de diminuer par 50% les apports nutritionnels aux calories nécessaire n’avait pas d’impact sur la mortalité ?
      (Je n’ai accès à aucun des deux papier depuis le domicile).
      J’aimerai dire que les résultats sont quand même assez discordants. Donc à part penser qu’il faut les nourrir, j’ai le sentiment que personne ne sait vraiment quand et avec quelles quantités. (Je me souviens d’un papier qui était assez interessant pour le coup où l’auteur se demandait s’il ne fallait pas revenir à une alimentation discontinu étant donné que s’installe un effet d’anaboloresistance 2h après l’introduction d’une alimentation et que par conséquent, tout ce qui est passé après 2h ne sert pas à grand chose. Sauf qu’on prend le risque de l’inhalation pour la coup).
      Bref.

      • nfkb (@nfkb) dit :

        nutrition entérale continue ou fractionnée c’était mon premier sujet de thèse ne premier semestre… qui n’est pas allé au bout… dans le service d’ORL avec des patients dénutris mais stable, on essaye de passer la nut à la vitesse maximale pour une bonne tolérance. Ca me parait logique et utile (pour laisser le patient le plus ambulatoire possible). En réanimation, la tolérance est quand même beaucoup plus précaire, même si les patients sont de moins en moins sédatés… Au fond, je suis assez d’accord avec ton idée qu’on devrait essayer des boli « minimalistes » pour soutenir la trophicité intestinale à la phase aigüe.

    • Xzf dit :

      Tu restes aussi strict sur la parentérale chez le patient dénutri dont la reprise d’une nutrition entérale à la cible n’est pas attendue avant ~5 jours (voir davantage en post opératoire par exemple) ?
      J’ai tendance à considérer que la dénutrition est une « urgence » et que l’on ne peut pas se permettre une semaine de dette calorique supplémentaire (dette probablement majeure si choc).

      • nfkb (@nfkb) dit :

        il ne faut pas à mon sens considérer la dénutrition comme une urgence puisque tu ne pourras pas faire *en urgence* un traitement efficace. Tu ne risques que de la iatrogénie.

    • Edvard dit :

      Ca a l’air vachement bien le cours que t’avais fait au DESAR, faudrait que je me le regarde calmement, la nutrition c’est pas mon truc mais faut que j’y travaille!
      C’est sûr que si on peut mettre de la nutrition entérale, autant y aller à 100% plutôt que de faire moitié moitié. Moi ce que j’aime pas c’est les nutritionnistes qui passent dans le service et nous demande si on peu mettre de la parentérale en plus de ce que le patient prend en entéral (parfois chez des patients qui mangent de manière autonome!!!) Si le patient a un tube digestif qui fonctionne, autant l’utiliser et s’éviter les complications infectieuses, d’hyperglycémie et de stéatose hématique liées à la NPT!!

      Merci pour le lien, ça sera intégré dans la future Gazette du Gazier, ça a l’air pas mal du tout et ça répond à une question qu’on s’est peut être déjà posée consciemment ou inconsciemment!

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