Sepsis-3 : Le nouveau visage du sepsis et du choc septique

6 réponses

  1. Rhazelovitch dit :

    Les plus vives critiques émises par les sociétés savantes américaines qui sont vexées de ne pas être dans le liste des auteurs de sepsis 3, sont notamment la disparition du cut-off du lactate à 4mmol/L pour d’emblée parler de choc dans un contexte de sepsis avec point d’appel, quelque soit l’hemodynamique. Avec l’actuelle définition un patient septique avec 5 de lactate mais une TA normale (fréquent dans les choc septique de l’enfant et pas si exceptionnel chez l’adulte surtout hypertendu), n’entre pas dans la définition du choc.

    Je pense que ce point en particulier est à discuter avant de consacrer la nouvelle formule, c’est dommage d’enfin mettre le lactate à l’honneur, et par ailleurs de négliger ce cut-off microcirculatoire manifestement très sensible pour la mortalité.

    • Edvard dit :

      Bonne remarque! Tout est question de comment ces nouvelles définitions vont elles être intégrées dans la pratique. La prise en compte du lactate n’intervient plus qu’au stade de choc septique, alors qu’avant il faisait partie des critères de sepsis sévère.
      Leur argument est que l’association hypotension résistante au remplissage + hyperlactatémie a un risque de mortalité plus élevé (42%) que l’hyperlactatémie seule (26%) ou que l’hypotension résistante au remplissage avec lactate normal (30%).
      Pour moi un risque de mortalité de 26 % c’est énorme, donc en effet je comprends pas pourquoi ils n’ont pas pris en compte l’hyperlactatémie seule.

      • Bryan dit :

        On peut également argumenter que les patients sous beta bloquant font baisser le lactate.

        Et en réalité le pourquoi du lactate dans le choc septique reste toujours un mystère pour moi (c’est pas faute de lire et de relire du CHEST)

        Mais de toute façon, peu importe la définition au final. Quand on se retrouve devant un choc d’allure septique, c’est une myriade de signe clinique qui le font évoquer (contexte, vasoplégie, syndrome inflammatoire etc…).
        La définition à mon sens prend son sens pour faciliter la recherche mais a assez peu de sens en clinique.

        Par ailleurs, je reste assez réservé quand à la place du remplissage dans le choc septique. C’est certes de l’hypovolémie relative mais ça reste surtout des patients initialement euvolémique avec un effondrement des RVS.
        Et le remplissage ne règle pas le problème du shunt généralisé qui s’installent même s’il peut co (Le BJA a sorti un super papier récemment sur la place du remplissage dans le choc septique). Du coup, la disparition du sepsis sévère dans ce contexte ne me perturbe pas vraiment parce que je n’ai jamais vraiment compris sa place.

        Mais bon, au final, c’est une nouvelle définition mais je ne pense pas que ça va changer grand chose au quotidien.

  2. garlickjr dit :

    Quid en effet des patients qui bénéficient d’une prise en charge rapide sous amines. On a une hyperlactatémie chez quelqu’un qui n’est pas hypotendu mais sous amines. Par ailleurs la correction de l’hypotension semble primordial. L’introduction d’amines vasopressives ne doit pas arriver après le remplissage mais pendant le remplissage (à moins d’une réponse rapide au RV). Il ne faut pas laisser le patient à 50 de PAM pendant 3 heures sous prétexte d’une hypovolémie (relative) en cours de correction.

  3. Mimi Redjil dit :

    Mm

  4. renard dit :

    merci pour toutes tes infos .
    urgentiste en cours de specialistaion echo ( module urgences et module cardio )
    as tu dans ton service un echographiste clinique polyvalent (

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